Dans le cadre des affaires commerciales ou des investissements à l’échelle internationale, les transactions s’effectuent dans différentes devises. Ce qui expose les investisseurs et entreprises d’import-export à des risques de pertes permanents, dus aux instabilités du marché économique mondial. Les crises monétaires et les fluctuations des taux de change, ont incontestablement contribué à l’apparition du risque de change durant ces cinquante dernières années, mais la situation s’est empirée depuis 2001.

Comprendre le risque de change pour mieux le gérer

Toute entreprise est exposée au risque de change, lié aux opérations effectuées, sur le marché international. Si la valeur monétaire d’une devise change, ceci inclut la perte automatique de fonds pour les entreprises. Mais les conditions politiques et économiques actuelles, ne font que favoriser le risque de change. On peut parler de risque de change quand les produits proposés sur le marché deviennent plus chers au moment du changement du taux, et quand la transaction est soumise à un délai entre la vente et l’encaissement. Mais en vrai, il n’est pas facile d’anticiper la variation du taux de change. 

Cela dit, pour éviter que les pertes ne soient énormes, il faut faire appel à un spécialiste pour prédire ces variabilités, en fonction de la situation économique, afin de prendre ses précautions et de se préparer aux différentes possibilités, par conséquent, au risque de change. Les anticipations peuvent s’effectuer en utilisant diverses méthodes, notamment :

  • Les méthodes de prévision classiques.
  • Les méthodes d’anticipation irrationnelles.
  • Les méthodes d’analyses semi-rationnelles.
  • Les méthodes mathématiques.

Gérer le risque de change

Dans une époque alimentée par l’instabilité économique, le risque de change est tel qu’il ne peut être évité, parfois. C’est pour cela que l’anticipation demeure un gage contre les pertes en trop ! Elle évite plusieurs imprévus, et permet, en outre, d’analyser la dynamique des opérations à venir et d’équilibrer la volatilité, donc, le taux de gain et de perte qui en dépendent, en veillant à diminuer les pertes dues au risque de change. Les entreprises doivent également se couvrir du risque, en mettant en place un ratio de liquidité bien défini, pour le talonnage de ses opérations.

Pour pouvoir se prémunir du risque de change, il est possible d’opter pour deux grandes couvertures du risque de change ; on note en premier lieu, la couverture financière qui est directement liée au marché des devises ou le FOREX. Où l’entreprise a le choix entre différentes alternatives, en fonction des propositions, imposées ou facultatives, notamment les swaps et les options de change. Ou encore, la couverture naturelle qui est liée aux ventes et achats, à effectuer dans la même devise, en veillant à trouver un équilibre entre ces différentes opérations.

Il faut tout de même noter que le risque de change, n’est pas à éliminer complètement, car ceci dépend, parfois, de facteurs dont la stabilité est incontrôlable, à l’échelle mondiale.